(Cet article a été publié dans la « Feuille d’Avis de la Béroche » du 16 mars 2012. Comme toutes les communes bérochales n’ont pas leur site internet et comme cet article est très important pour notre région, notre comité a sollicité et obtenu un accord de MM. Jean-Pierre Stauffer et Pierre-André Rebeaud de le publier. Voici l’article dans son intégralité (ou presque). Nous présentons nos excuses à ces deux Messieurs ainsi qu’à nos citoyens de ne pas pu aussi publier 2 photos figurant dans l’article publié dans la Feuille d’Avis de la Béroche. Enfin, vous pouvez agir et nous faire parvenir vos commentaires à ce sujet). COMITE DE L'ACB
Agglomération et RER neuchâtelois -
Une vision ambitieuse pour Neuchâtel
Le Conseil d’Etat a mis en consultation son rapport sur le projet de « Agglomération et RER neuchâtelois ». Le défi central pour une agglomération neuchâteloise porte sur le développement de son réseau de transports publics. Elle ne peut voir le jour sans la création d’un RER performant qui la structure et l’irrigue durablement et la relie aux autres régions du canton. Les objectifs fixés par le Conseil d’Etat : diminution des temps de trajet, rapprochement des habitants, auglomeratation de la qualité de vie au quotidien, de la cohésion sociale et de l’emploi avec des effets bénéfiques pour l’ensemble du canton.
Un impact pour la Béroche
Composée d’un conseiller communal de chacune des cinq communes de notre région, la commission bérochale des transports a pris connaissance du rapport en question (102 pages disponibles sur le site www.ne.ch) et, en huit points, a émis au Conseil d’Etat ses craintes, commentaires et remarques sur l’impact d’un tel projet pour le territoire bérochal. Ci-dessous, nous reproduisons dans son intégralité la prise de position de cette commission / paR
La Béroche, le 7 mars 2012
Concerne : « Agglomération et RER neuchâtelois » - Prise de position sur le rapport du Conseil d’Etat au Grand Conseil
1. Liaison « Montagnes neuchâteloises - Arc lémanique
»
Le rapport évoque trop brièvement cette liaison et les mesures planifiées à moyen terme pour optimaliser le rapprochement de deux pôles importants pour la région romande. Or, notre région bérochale demande à mettre en évidence ce point majeur pour notre population étroitement concernée par ses déplacements tant à l’est qu’à l’ouest du littoral neuchâtelois.
2. Liaison Haute-Béroche ó RER neuchâtelois
A ce jour, les communes de Montalchez, Fresens, Vaumarcus et le village de Sauges sont desservis en direction de la gare de Gorgier par les bus de CarPostal à une cadence liée à la fréquentation scolaire du collège des Cerisiers à Gorgier. Dans la nouvelle planification, une cadence horaire à l’année, avec correspondance train-bus en gare de Gorgier doit être mentionnée dans le rapport. Il en va de l’essor de nos communes périphériques de l’ouest neuchâtelois, d’équité cantonale et de colmatage du déficit en transports publics de notre région, déficit connu et reconnu par votre autorité depuis de nombreuses années.
3. Accessibilité Boudry TN - Yverdon-les-Bains
Nous comprenons l’intérêt du projet pour le canton. Toutefois, la coordination « trans-cantonale » entre Boudry TN (gare du tram) et les bus postaux circulant depuis Yverdon-les-Bains n’est manifestement pas planifiée dans l’étude. D’ailleurs, nous ne pouvons nous satisfaire de la mention suivante: Certains territoires connaissent des gains de temps proportionnellement plus importants que les autres : la plus grande partie du Val-de-Ruz et la Chaux-de-Fonds sont les principaux bénéficiaires des améliorations. La commission tient à préciser son intérêt à ce que les autorités des deux cantons (VD – NE) entament des discussions spécifiques et coordonnent l’offre de transport sur cette ligne régionale, puis complètent le rapport par les conclusions prises entre les deux parties.
4. P+R en gare de Gorgier
Quelques places de types P+R sont actuellement disponibles en gare de Gorgier. L’augmentation de voyageurs que va créer la mise en place du RER doit s’accompagner d’aménagements notoire en gare de Gorgier et pour le moins à l’agrandissement du P+R. Cette volonté régionale doit être indiquée dans votre rapport.
5. Arrêt ICN en gare de Gorgier
Bien qu’évoqué à plusieurs reprises lors de la mise en place du contrat de région entre l’Association La Béroche et le Conseil d’Etat, nous avons pris note avec regret que cet élément est définitivement abandonné.
6. Avantage pour la Béroche et clef de répartition
Globalement, notre commission constate malheureusement son désarroi quant au peu d’avantages qu’elle tirera de la future agglomération neuchâteloise et de son RER sur son territoire peuplé de plus de cinq milles habitants. Aussi, nous considérons que la clef de répartition considérée dans ce rapport ne doit pas être liée à l’actuelle participation des communes au « pot commun » fixée comme base de calcul. En effet, la commission observe que les communes et agglomérations plus proches territorialement du futur TransRUN ne contribuent pas plus fortement au projet que celles situées en périphérie. Aussi, une pondération dans les clefs de répartitions des charges doit être établie pour assurer une équité financière et territoriale en ligne avec les prestations fournies.
7. Financement
Le coût du projet, son financement et les charges de fonctionnement évoqués en fin de rapport font craindre à la commission que la population neuchâteloise ne soit en mesure d’assurer de telles charges financière. Considérant que la nouvelle loi sur l’imposition des personnes physiques que va mettre en place le Conseil d’Etat va péjorer les rentrées fiscales des communes, comment pourront-elles alors financer un tel projet sans adapter leur coefficient fiscal? Et comment s’exprimer sur un tel projet alors que les contributions de la Confédération ne sont pas définitivement confirmées. Un projet ambitieux, certes, mais avec encore bien des interrogations.
8. Avantages
Finalement, la commission tient à relever avec satisfaction les éléments favorisant le rappro-chement de la Béroche à la future agglomération neuchâteloise, voire même en direction des capitales romandes et alémaniques, soit:
- Le désengorgement du goulet de Vauseyon qui permettra d’instaurer la cadence à la demi-heure entre Gorgier et Neuchâtel CFF sera particulièrement apprécié par les pendulaires. Et notamment pour les voyageurs empruntant le bus Yverdon-Les-Bains–Gorigier dont l’attente en gare de Gorgier passera de 34 minutes à quelques unités de minutes !
- La diminution des temps de trajet entre Gorgier et les dessertes de l’agglomération neuchâteloise qui seront assurément appréciés.
- Bien que le trajet entre Neuchâtel CFF et Genève soit allongé de 6 minutes (passage obligé en gare de Lausanne avec rupture de charge un train sur deux), la mise en place de la cadence à la demi-heure pour les trains « grand ligne » du Pied du Jura sera incontestablement appréciée.
STATUTS DE L'ASSOCIATION
DE CITOYENS DE LA BEROCHE (ACB)
Article 1. Nom
Il est créé sous la dénomination « Association de citoyens de la Béroche » une association à but non lucratif régie par les articles 60 et suivants du Code civil suisse et par les présents statuts.
Article 2. Siège, durée
Le siège de l'association est à La Béroche.
Sa durée est illimitée.
Article 3. But
L'association a pour but une collaboration étroite entre les citoyens et les autorités communales des communes bérochales, à savoir de Vaumarcus-Vernéaz, de Montalchez, de Fresens, de Gorgier-Chez-le-Bart et de Saint-Aubin-Sauges, afin d'abord de réussir la fusion des communes de la Béroche.
Article 4. Moyens
L'association encourage les citoyens et les élus des communes bérochales de créer différents groupes de travail où les citoyens et élus aux conseils généraux et communaux siégeraient ensemble et agiraient sur pied d'égalité.
L'association n'a pas de pouvoir décisionnel, mais par l'intermédiaire de ses membres elle a un impact sur les processus de négociations et, implicitement, sur les décisions des autorités communales relatives à la fusion de communes bérochales.
Article 5. Membres
L'association est composée de personnes motivées et intéressées à œuvrer pour atteindre le but fixé à l'art. 3.
Peuvent devenir membres les citoyens et citoyennes suisses habitant dans une des 5 communes bérochales, mentionnées à l'art. 3 des présents Statuts, âgés d'au moins 15 ans révolus. Les personnes n'ayant pas la nationalité suisse peuvent également être admises lorsqu'elles sont au bénéfice d'une autorisation d'établissement (permis C) et habitent dans une de ces communes depuis au moins une année.
Les candidats à l'admission font une demande au Comité qui ne pourrait la refuser que pour de justes motifs. La qualité de membre se perd par démission envoyée par écrit, ou par exclusion prononcée par le Comité, avec la possibilité de recours à l'Assemblée Générale.
Les membres s'engagent à payer la cotisation dont le montant minimum sera fixé par l'Assemblée Générale [CHF 1.-].
Article 6. Ressources
Les ressources de l'association sont notamment fournies par :
a) les cotisations des membres ;
b) les dons, legs et subventions accordées par personnes physiques, collectivités publiques et diverses autres collectivités, telles que les entreprises, les fondations, les associations et autres.
Article 7. Organes
Les organes de l'association sont :
a) l'Assemblée Générale ;
b) le Comité ;
c) les Vérificateurs aux comptes ;
d) les groupes de travail.
Articles 8. Assemblée Générale
L'Assemblée Générale est formée de tous les membres de l'association. Elle se réunit au moins une fois par année sur convocation du Comité. Elle doit être convoquée au minimum dix jours avant la date de sa tenue avec l'ordre du jour.
Ses attributions sont les suivantes :
a) adopter et modifier les statuts ;
b) nommer les membres du Comité ;
c) approbation du rapport annuel du Comité ;
d) nomination des Vérificateurs des comptes et un suppléant et approbation de leur rapport ;
e) nomination des groupes de travail et approbation de leur rapport ;
f) donner décharge au Comité ;
g) fixer la cotisation annuelle ;
h) prendre toutes les décisions qui lui sont réservées par la loi ou par les statuts.
L'Assemblée Générale prend ses décisions à la majorité simple des voix des membres présents ou représentés, sous réserve de l'article 14.
Sur proposition du Comité, les membres de l'Assemblée Générale peuvent s'exprimer par écrit (par courrier ou par courrier électronique).
Article 9. Comité
L'association est dirigée par un Comité de [5 membres] membres au minimum (1 par commune).
La représentation des communes mentionnées à l'art. 3 des présents statuts doit être respéctée dans la mesure du possible.
Les membres du Comité sont élus pour une année et leur réélection est possible.
Le Comité élit chaque année en son sein un président, un vice-président, un secrétaire et un caissier. Il prend ses décisions à la majorité des membres présents. Il s'organise librement pour le surplus.
Le Comité a toutes les attributions qui ne sont pas réservées à un autre organe.
Article 10. Vérificateurs aux comptes
Les Vérificateurs aux comptes sont élus pour une année. Leur réélection est possible. Ils ont pour mandat de vérifier les comptes présentés par le Comité et de faire un rapport à l'Assemblée Générale sur le résultat de leur contrôle.
Article 11. Groupes de travail
Sur proposition du Comité, de l'Assemblée Générale ou de cinq membres (au moins) de l'association, différents groupes de travail peuvent être constitués pour exécuter des tâches conformément aux statuts. Chaque groupe est nommé par le Comité pour la durée lui permettant d'exécuter sa tâche.
Le Comité veille à ce que les représentants des citoyens et des communes soient, dans la mesure du possible, équitablement représentés dans les groupes de travail :
a) lorsqu'il s'agit de l'organisation de l'administration de la future commune, une délégation des employés communaux devraient y participer ;
b) lorsqu'il s'agit de la fiscalité, les chefs de dicastères de finances devraient y participer ;
c) lorsqu'il s'agit des projets relatifs à la culture et le loisir, des représentants de sociétés locales devraient y participer ;
d) lorsqu'il s'agit des projets concernant la jeunesse, les représentants des jeunes devraient participer ;
e) lorsqu'il s'agit de l'économie, les représentants des commerçants, des agriculteurs et des viticulteurs devraient y participer.
Les groupes de travail s'organisent eux-mêmes. Ils informent régulièrement le Comité de leurs activités, mais au moins une fois par année, avant l'Assemblée Générale.
Article 12. Signature sociale
L'association est valablement engagée à l'égard des tiers par la signature collective à deux des membres du Comité.
Article 13. Responsabilité
L'association n'est responsable que jusqu'à concurrence de la fortune qu'elle possède. Les membres n'ont aucune responsabilité personnelle, sous réserve du paiement de leur cotisation annuelle.
Article 14. Dissolution
La dissolution de l'association ne peut être prononcée que par une Assemblée Générale extraordinaire, à la majorité des deux tiers de tous les membres.
Si le quorum n'est pas atteint, une seconde assemblée, convoquée un mois plus tard après la première, prendra ses décisions à la majorité des membres présents.
En cas de dissolution de l'association, son actif sera versé à l'Association des Sociétés Bérochales (ASB).
Article 15.
Les articles 60 et suivants du Code civil suisse sont applicables à titre de droit supplétif.
Adoptés par l'Assemblée Générale du 27 janvier 2012, les présents statuts entrent en vigueur immédiatement.
Le regroupement de communes est de facto une adaptation à la réalité actuelle (politique, sociale et économique), surtout dans la Béroche où nos 5 communes collaborent dans beaucoup de domaines : écoles, pompiers, églises, eaux usées… A l'heure actuelle, les communes sont la cible d'une forte pression de la part de la Confédération, qui réduit continuellement ses prestations obligeant les cantons (et les communes qui en font partie intégrante) à couvrir les coûts de certaines d'entre elles pour éviter qu'elles ne disparaissent. A son tour, le canton se comporte de la même façon envers « ses » communes en reportant sur celles-ci une part toujours plus importante du financement de certaines prestations. Les deux premiers volets du désenchevêtrement des tâches entre Canton et Communes, et le 3ème volet en cours d'étude dans notre canton le prouvent. Un exemple, parmi tant d'autres, concerne l'abandon du canton du financement de certains transports scolaires et la suppression de classes d'école en raison d'insuffisance du nombre d'élèves. La cible de ces « actions » est souvent la jeunesse.
La fusion devrait résoudre, d'une façon appropriée, les volets « culture, sports, loisirs », « éducation » et « transports ». Ces volets concernent avant tout les enfants, les adolescents et les adultes, et doivent avoir la priorité, même si l'économie ne pouvait être réalisée, car cela touche la population qui représente notre avenir. Or, en évitant les doublons dans la réalisation de certaines tâches, cela pourrait se faire. Il faut garantir aux jeunes qu'en cas de la fusion de communes bérochales, les prestations actuelles seront maintenues et que de nouvelles prestations leur seront offertes.
Les jeunes sont particulièrement touchés par les transports en commun dans leurs communes respectives. Premièrement, parce qu'ils n'ont pas de véhicule et, deuxièmement, parce qu'ils voyagent plus que leurs parents. Depuis longtemps, les instances politiques, tous partis confondus, se proposent d'intervenir pour que les horaires des transports en commun soient élargis afin que les jeunes qui sortent le soir durant les jours de week-end ne soient pas obligés de rentrer avant 22h00 s'ils veulent éviter de marcher longtemps pour rentrer à la maison. Leurs parents seront eux aussi heureux d'aller à Neuchâtel, en transport commun, pour voir une pièce de théâtre, trouves leurs amis, etc. et rentrer à la maison après minuit. Si une demande relative à l'amélioration de ce transport vient d'une commune de 250 habitants, elle n'a pas le même poids que celle venant d'une commune en comptant 5'000.
Il ne faut pas cacher aux jeunes que la fusion ne permet pas de régler toutes les difficultés que rencontrent nos communes aujourd'hui, surtout à court terme, mais il faut leur dire qu'elle pourrait permettre de relever un plus grand nombre de défis. Concrètement, elle pourrait améliorer leur vie quotidienne et leur apporter plus de satisfaction que leurs communes actuelles.
La fusion ne peut évidemment pas se faire sans quelques craintes légitimes, mais toute nouveauté se heurte à une méfiance. Néanmoins, les nouveautés sont plus facilement acceptables par les jeunes, ce qui nous rassure quant à l'avenir de la Béroche.
Alors les jeunes Bérochaux,
Jusqu'à présent, vos « ainés » menaient leur politique sans demander votre avis si telle et telle décision était bonne ou non. L'heure est venue qu'ils prennent conscience que la fusion ne pourrait pas se faire sans vous.
Vous êtes l'avenir de la Béroche !
La Béroche a besoin de vous !
La Béroche compte sur vous !
Si vous avez plus de 15 ans, venez rejoindre notre mouvement pour changer le cours de l'histoire de votre région !
• Quelqu'un a dit qu'«une fusion ne s'étudie pas, elle se décide» . Notre premier dossier a été étudié en 2003-2005 par l'équipe du professeur Claude Jeanrenaud, de l'Université de Neuchâtel, et la différence par rapport à cette époque est qu'actuellement l'expérience acquise par d'autres communes en la matière est là, elle est disponible et on peut avancer.
Le professeur Bernard Dafflon dit que « la dimension sociétale d'un projet de fusion de communes concerne les aspects concrets de la vie quotidienne de leurs habitants, indépendamment des questions économiques ou administratives. Cela veut dire, qu'on ne fusionne pas uniquement pour résoudre des problèmes financiers (baisser l'impôt), mais aussi pour accroître le potentiel fiscal et pouvoir faire des investissements autrement insupportables. Par exemple, une commune bérochale toute seule n'a pas de capacités financières pour faire des investissements d'envergure régionale, alors qu'une nouvelle commune, issue des 5 actuelles le peut plus facilement.
• Un poids politique face à l'Etat ou à d'autres collectivités publiques est aussi important. En cas de fusion, la nouvelle commune de la Béroche verrait sa population augmenter, ce qui lui donnera plus de poids dans les relations avec le canton et d'autres communes, neuchâteloises et hors du canton. Ainsi, avant la fusion la situation démographique de nos 5 communes bérochales est la suivante (état au 31 décembre 2010) :
- Vaumarcus-Vernéaz » 265
- Montalchez » 236
- Fresens » 215
- Gorgier-Chaz-le-Bart » 1'923
- Saint-Aubin-Sauges » 2'426
Total 5'065 habitants
Après la fusion, avec 5'065 habitants, la commune de la Béroche deviendrait la 8ème commune du canton de Neuchâtel et la 3ème commune du district de Boudry [La Chaux-de-Fonds (37'582), Neuchâtel (32'819), Val-de-Ruz (15'771), Val-de-Travers (10'864), Le Locle (10'117), Millevignes (8'947), Peseux (5'770), La Béroche (5'065)].
• Comme dans le cas du Val-de-Ruz, notre région n'aura pas de soucis pour trouver un nom pour la nouvelle commune fusionnée puisqu'on l'a déjà: LA BEROCHE. Néanmoins, les villages garderont leur identité. Les noms des villages et les éléments qui participent à l'identité de nos citoyens ne disparaissent pas. Les habitants de Fresens s'appelleront toujours les Guêpes, de Vaumarcus les Ecureuils, de Montalchez les Ferratchivra, de Gorgier les Belins et de St-Aubin les Putois, de Sauges les Loups. On verra plus loin que le choix du nom est important. Heureusement, pour cela, la Béroche n'a aucun problème.
• Idem pour les sociétés locales. A ce jour 43 associations sont actives à la Béroche, et 19 d'entre elles ont le mot « Béroche » ou « bérochale » dans leur nom et la grande majorité d'entre elles ont des membres venant de toutes les communes bérochales. Même si la grande majorité de sociétés locales affichent leur appartenance à la Béroche, celles qui en portent un autre, resteront. Ainsi le Club Alpin de Vaumarcus, l'Helvétienne ou la Beline de Gorgier, Athmos de Vernéaz ou la Mouette de Saint-Aubin continueront de s'appeler ainsi en affichant leur appartenance villageoise.
• Il faut améliorer la démocratie participative des autorités communales et éviter un déficit de candidats aux autorités communales et intercommunales (conseils généraux, conseils communaux, conseils et comités de nombreux syndicats intercommunaux).
Au lieu de 5 conseils communaux, qui mobilisent 25 personnes, 5 conseils généraux, qui mobilisent 117 personnes, et divers conseils et comités des syndicats intercommunaux, qui mobilisent quelques dizaines de personnes, la commune fusionnée aurait un seul conseil communal (5 ou 7 personnes), un seul conseil général (41 personnes), et diminuera significativement le nombre de syndicats intercommunaux (demeureront uniquement ceux où participent d'autres communes que celles de la Béroche, laquelle serait cependant représentée par un nombre de personnes moins important).
Nos citoyens sont fatigués de ces nombreuses tâches et il devient de plus en plus difficile de trouver des candidats pour les assumer. Signalons, à titre d'exemple, que fin décembre 2011, le Conseil général de la commune de Gorgier-Chez-le-Bart dispose de 8 postes vacants.
• S'agissant de l'aménagement du territoire, la fusion devrait apporter d'importantes améliorations dans ce domaine. Actuellement, plusieurs communes sont confrontées à des difficultés en matière de collaboration avec les services cantonaux responsables dans le cadre de l'établissement de leur plan d'aménagement local (PAL), de plans d'alignement et autres tâches législatives, très techniques.
N'oublions pas que "l'aménagement communal constitue un important volet de la politique communale, au même titre que la politique économique et financière ou la politique sociale" . La politique d'aménagement du territoire (élaboration d'un plan d'aménagement local, établissement des règlements de construction, proposition de nouveaux outils d'aménagement du territoire avec le canton, etc.) requiert un engagement important et nécessite des qualifications élevées de la part des élus responsables, ce que les communes bérochales ont parfois quelque peine à assumer individuellement. En outre, le canton impose aux communes des tâches que nos communes ne sont pas toutes en mesure d'assumer pleinement. Par exemple mandater et financer un conseiller aménagiste.
Un aménagement du territoire plus harmonieux pourrait être assuré par la nouvelle commune de la Béroche. Elle aurait un seul règlement communal d'aménagement du territoire, pourrait se permettre d'engager des conseillers qualifiés et aurait plus de terrain pour réaliser certains projets d'utilité publique. En sachant qu'il est impossible d'avoir la même infrastructure dans tous nos villages, elle pourrait mieux planifier le maintien des zones agricoles et viticoles, création et modification celles d'habitation, d'utilité publique et autres, en fonction de beaucoup de paramètres (proximité de l'autoroute, du lac, de la forêt, du champ, de la vigne, etc.).
• La fusion apportera des économies d'échelle (unification des ressources et rationalisation de leur utilisation, amélioration des prestations aux citoyens, renforcement de la capacité contributive et amélioration d'investissement, contribution de l'Etat à la fusion, etc.). Il faut admettre que ces économies ne seront probablement pas réalisées à court terme, mais les exemples des fusions précédentes (Val-de-Travers notamment) prouvent que cela est d'ores et déjà démontré.
Est-il difficile d'aboutir à une fusion de communes?
Oui et non. Oui, dans les cas où la collaboration intercommunale est faible, où le nom est difficile à choisir. Prenons pour exemple l'échec de la fusion de communes BBC (Bevaix, Boudry, Cortaillod).
La commune de Bevaix collaborait plus avec des communes bérochales qu'avec celles avec lesquelles elle voulait fusionner. De plus le nom choisi pour la future commune fusionnée « Pontareuse », même s'il fait partie de l'histoire de cette région depuis le moyen âge, a suscité de violentes réactions négatives, car il correspond désormais à celui d'un établissement pour toxicomanes.
Des exemples des fusions de communes effectuées (Val-de-Travers et Val-de-Ruz) montre la continuité du nom de la région qui est toujours d'actualité, ce qui est le cas avec la Béroche.
Deux autres exemples portent sur quelque chose qui est commun aux communes fusionnées (la Tène, un nom historique d'un site archéologique découvert en 1857 à Marin- Epagnier qui servait, avant la fusion, à des fins culturelles: musée, festival. etc.).
Enfin, les trois communes ont trouvé pour le nom leur activité commune, la viticulture, d'où le nom de Milevignes pour les communes d'Auvernier, de Bôle et de Colombier.
Au niveau technique, la fusion de communes exige beaucoup de travail, mais elle n'est pas compliquée. Il faut avoir la volonté pour la faire et des personnes acceptant à se regrouper dans quelques groupes de travail afin de trouver les solutions comment réunir les ressources humaines et techniques qui seront au service de la nouvelle commune fusionnée, trouver une utilisation des implantations géographiques qui satisfasse la population de toutes les communes à fusionner, élaborer un budget prévisionnel avec le choix d'un coefficient fiscal unique et procéder à la réglementation de la future commune fusionnée.
Le travail le plus délicat n'est pas de nature technique, mais porte sur la communication avec la population en vue de démontrer que cette démarche est dans l'intérêt général, sans pour autant cacher les inconvénients et difficultés qui en découlent. Pour le faire, il faut mobiliser les gens et pas seulement les inviter aux séances d'information. Or, la motivation se gagne par mobilisation et participation dans ce processus historique.