La 7e Exposition du Centre-Chine, un événement de trois jours favorable à la signature de contrats et à l’investissement dans les régions centrales de la Chine, s’est ouverte vendredi à Changsha, capitale de la province du Hunan.
Plus de 30 000 hommes d’affaires venus de 73 pays et régions, dont des directeurs d’entreprises telles que Carrefour, Citibank, Messer et encore Mitsubishi Heavy Industries, sont venus y participer.
Cette exposition vise à renforcer les investissements étrangers et domestiques dans les régions centrales du pays, que la Chine compte porter au rang de destinations propices aux transferts industriels en provenance des régions côtières, et ce, dans une période de ralentissement économique.
Le vice-Premier ministre chinois Wang Qishan, le ministre du Commerce Chen Deming et l’ancien président mexicain Vicente Fox ont assisté à la cérémonie d’ouverture de l’exposition.
La Chine a dévoilé sa stratégie de “réveil de la Chine centrale” en 2004, après avoir appliqué des stratégies similaires pour l’ouest et le nord-ouest du pays, afin de promouvoir un développement plus équilibré entre les différentes régions.
Les six provinces centrale à savoir le Shanxi, l’Anhui, le Henan, le Jiangxi, le Hunan et le Hubei comptent un quart de la population chinoise et représentent un cinquième de la production économique du pays.
Le groupe Le Duff implante son enseigne Brioche Dorée en Chine avec l’ouverture de deux “French Café Bakery” à Shanghai. Un troisième établissement devrait rapidement voir le jour à Pékin, dans les mois qui viennent.
Le Duff ambitionne de disposer, très prochainement d’une cinquantaine d’établissements en Chine. Ils seront ouverts en franchise, en joint-venture ou en succursale.
« Il s’agit pour nous d’un événement important », commente Louis Le Duff, le président du groupe, « car l’Asie représente notre nouvel Eldorado, après l’Amérique qui fut celui de ma génération ».
Et de poursuivre : « la clientèle locale trouve en effet dans les gammes Brioche Dorée des produits adaptés à ses goûts, mais dont les racines sont françaises. » 40 % des produits sont chinois, 60 % sont français et occidentaux avec un axe qualité et santé.
Les perspectives du commerce extérieur de la Chine demeureront sombres pour les mois à venir, en raison du ralentissement de la demande mondiale, de la hausse des coûts d’exploitation et de la fréquence accrue du protectionnisme commercial, a indiqué mardi le ministère du Commerce.
Cependant, Shen Danyang, porte-parole du ministère, a déclaré que la Chine « n’est pas pessimiste » à propos de la situation et que le commerce extérieur du pays est en voie de devenir « plus équilibré ».
Depuis la fin de l’année dernière, la croissance des exportations décline, et selon l’Administration générale des Douanes, en avril, les exportations de la Chine ont augmenté de 4,9 % par rapport à l’année précédente et ont atteint 163,25 milliards $, par rapport aux 8,9 % enregistrés en mars.
« Les perspectives du commerce extérieur de la Chine resteront assez sombres dans les mois à venir », a déclaré M. Shen, lors de la séance mensuelle d’information à l’intention des médias.
« Nous ne sommes ni optimistes, ni pessimistes à propos des perspectives des exportations chinoises et du commerce extérieur de cette année », a dit M. Shen.
La demande décroissante des marchandises fabriquées en Chine de la part des marchés développés a nui aux exportations chinoises.
Les exportations de la Chine vers les États-Unis ont baissé à 10 % en avril, alors qu’elles étaient à 14 % en mars, et celles vers l’Union européenne ont continué d’enregistrer une croissance négative en avril, chutant de 2,4 % après avoir montré une croissance négative de 3,1 % en mars.
« Si l’économie mondiale ne se dégrade pas et que la demande mondiale ne connaît pas de gros revers, cette année, le commerce extérieur de la Chine connaîtra une faible croissance au début de l’année, une légère croissance stable au milieu et une forte croissance à la fin», a indiqué M. Shen.
« Nous sommes encore sûrs de réaliser l’objectif d’une croissance de 10 % du commerce extérieur pour cette année. »
Pendant les célébrations du soixantième anniversaire du Conseil de Chine pour la promotion du commerce international qui se sont tenues mardi, le vice-ministre Wang Qishan a dit qu’un « commerce libre et ouvert ainsi que l’investissement constituent le principal moteur de la croissance économique nationale, aidant à créer plus d’emplois ».
« La Chine accroîtra activement les importations, tout en stabilisant la croissance des exportations », a indiqué le vice-ministre Wang.
La Chine affronte le risque d’un ralentissement économique plus grave. En avril, l’import-export de la Chine était inférieur aux prévisions, et en plus, les dépenses au détail et l’investissement du pays ont été plus faibles que prévu en avril.
Le mois dernier, la production industrielle de la Chine a augmenté de 9,3 % par rapport à l’année dernière, les données les plus faibles en trois ans.
Les économistes ont abaissé leurs prévisions de croissance économique du pays pour le deuxième trimestre. Wang Tao, économiste en chef pour la Chine chez UBS AG, a diminué ses prévisions pour le deuxième trimestre, les faisant passer de 8,4 % à 8 %, et son évaluation pour l’année entière passe de 8,5 % à 8,2 %.
En avril, le surplus de la balance commerciale de la Chine a été de 5,35 milliards $. De plus, le surplus de la balance commerciale du pays n’a été que de 660 millions $ au premier trimestre. Le pays a rapporté un déficit de 31,5 milliards $ en février, son premier en un an et le plus gros depuis au moins 1989.
« Le commerce extérieur de la Chine atteint peu à peu l’équilibre », a affirmé M. Shen.
Comme le pays souhaite augmenter ses importations, « nous croyons que, pour l’ensemble de l’année, le commerce extérieur de la Chine sera équilibré pour l’essentiel, mais avec un léger excédent, et le surplus de la balance commerciale diminuera encore par rapport à l’année dernière ».
« Il est normal qu’au cours des mois qui viennent il y ait un surplus de la balance commerciale durant certains mois, et un déficit pendant certains autres », a indiqué M. Shen.